Vaste
question…
Les
indéniables
Gérard, c’est mon prénom,
est né au lendemain de la guerre (pas celle de Cent ans !)
à Guimiliau. Adorable village breton du Finistère-Centre
où tous les nombreux touristes prenaient en photo l’Enclos
Paroissial, bel ensemble architectural édifié au XVIème
et XVIIème siècle et merveilleux exemple du gothique
flamboyant breton.
Mon
premier appareil photo arriva dans ma vie vers l’âge de
7 ans, gagné lors d’un concours organisé par CADUM.
J’avais en fait triché en découpant des vignettes
sur l’emballage des savons du même nom, dans l’épicerie
que tenait ma chère Maman à Landerneau. Et devinez quel
était le commerce qui jouxtait cet « Union des Docks
» : un photographe ! Monsieur Doz si mes souvenirs sont exacts.
C’est
donc très rapidement que j’en vins, vers 14 ans, à
Brest, à utiliser assez régulièrement le labo
photo que le Comité d’entreprise de mon père mettait
à la disposition de tous !
Et
là je découvris la magie du tirage noir et blanc.
Les
collatérales
A peu près à la même
époque, un ami de mon père m’initia à la
Magie… la vraie !
Cela devint aussi très vite une passion. Les cordes coupées
raccommodées, les cigarettes qui apparaissent pour disparaître
tout de suite après. Les cartes qui voyagent, les anneaux chinois
n’avaient plus de secret pour moi !
Après
une éclipse due à de très, voire de trop longues
études, suivies d’un service militaire exemplaire, le
Docteur dans la vie voulut devenir Docteur ès Magie et postula
au concours d’entrée de l’Amicale Robert Houdin
de Nantes. Très ému, il soutint un examen devant ses
Pairs qui lui décernèrent une Mention dont je suis encore
très fier aujourd’hui…
Très
fier en effet de rentrer dans la Confrérie des derniers détenteurs
du Merveilleux… Et fier aussi de savoir, par un simple Abracadabra,
ouvrir la porte de cette oasis de rêves et d’émerveillements.
Une autre façon de sortir de la grisaille quotidienne.
Les
impératifs
C’est
cette même fierté qui me fit acheter mon premier ordinateur
en 1980. C’est l’époque où l’Education
Nationale parlait de faire entrer l’informatique à
l’école maternelle ! Ma fierté, sus-évoquée,
n’aurait pas survécue au fait que ma fille âgée
de 5 ans puisse devenir meilleure que son géniteur !
Et
je me mis donc à pianoter comme un forcené sur cet
Excel. Et oui ! L’Education Nationale n’avait pas toujours
fait les meilleurs choix quant au matériel choisi pour équiper
ses établissements. 64K de mémoire !!! Mais cela marchait
et me permettait de faire mes premiers pas dans la programmation
en Basic !
Cette
attirance pour l’Informatique est très vite devenue une
drogue passionnelle. Et cette passion s’est transformée
en rage maladive lorsque j’ai touché pour la première
fois à la retouche photo !
Je passais volontiers mes nuits avec Madame Photoshop !
De nature fidèle, j’ai pourtant divorcé il y a
deux ans pour concubiner avec Mademoiselle Paint Shop Pro ! Cette
dernière plus légère convient mieux à
mes fantaisies. Les puristes vont hurler, mais tous les goûts
ne sont-ils pas dans la nature !
La
boucle est bouclée…
Comment
faire de la photo, de la Magie, de l’informatique en même
temps ? Une seule solution : la photo numérique… Voilà
pourquoi depuis maintenant quelques années, j’ai délaissé
mon Nikon argentique, pour venir par étapes au Minolta Dimage7
. On y retrouve les réflexes d’un vrai photographe qui
aime choisir ses priorités, ses profondeurs de champ, ses focales,
ses ouvertures en un mot ses repères.
Et
mon porte-monnaie et ma passion viennent de franchir une autre étape
: celle du D100 Nikon ! Un "vrai" réflexe numérique.
Et bien entendu les objectifs qui vont bien !!!
A savoir
: Sigma 24-70mm APO EX f:2.8, L'AF Micro
Nikkor 60mm f:2.8 D, et le Sigma
70-200mm APO f:2.8 D. Voila vous savez tout, sauf l'état de
mes finances !
En
septembre 2004 nouvelle évolution vers le grand frère
du D100, le D70. Les mêmes caractéristiques globales
mais pilotant les flashes avec la technologie i-TTL. Et comme un bonheur
ne vient jamais seul, dans le paquet cadeau il y avait aussi un SB
800 et deux SB 600.
Il ne
reste plus qu'à les dompter!
Le
D70 est remisé au placard vers le début 2006.
Je franchis le pas et passe chez Canon. Et pas le moindre, un EOS
1D Mark II !
En Studio je reste fidèle au 24-70 Sigma 2.8 APO EX : mon copain,
mon objectif que j'aime, mais avec monture Canon cette fois-ci.
Et le fabuleux 70-200 2.8 L dont je vais m'efforcer de découvrir
et surtout d'exploiter toutes les possibilités.
Et
me voilà reparti vers de nouvelles aventures. Passionné
par les rapports humains, je retrouve cette envie de Portraitiser.
Passionné par la beauté
de la Femme, je me lance à focale
perdue, dans des séances de pose de plus en plus construites.
Aimant les saveurs et les senteurs typées, c’est tout
naturellement vers les Métis et Africaines que j’oriente
une partie de mes efforts.
Je
ne néglige pas l’Asie dont je suis littéralement
tombé amoureux ni les animaux qui m’ont toujours fasciné.
Amoureux
Amoureux
aussi de mon modèle préféré, mon Odile
devenue mon Idole à moi ! Femme jusqu’au bout des ongles,
elle incarne cette féminité que j’aime tant mettre
en image. Certains la trouveront sans doute exhibitionniste, et je
ne le nierai pas. Mais elle ne cherche qu’à se plaire
et à plaire à tous ceux qui ont le même langage
qu’elle…, que moi : celui de la franchise.
Bien
Magicalement et numériquement votre !
Gérard
MORIC